>>" C'est la langue qui se venge des poètes !"

Raoul  Hausmann, \"Kp'erioum\", 1945
Raoul Hausmann, \"Tableau-écriture\",  1962
Raoul Hausmann,  \"L'homme maison\",1964
Raoul Hausmann, \"L'inconnu Raoul  Hausmann\", 1919
Raoul Hausmann, "Kp'erioum", 1945crédit photo : DR
2 mars - 15 décembre 2011
Raoul Haussmann date de 1918, l'écriture de son premier poème abstrait, fmsbwtö, un texte qui n'est pas l'articulation de mots nouveaux ou incompréhensibles mais bien une "action d'associations respiratoires et auditives, inséparablement liées au déroulement du temps [...] (des poèmes) fondés sur la lettre, où il n'y a plus la moindre possibilté de créer un langage offrant un sens des déroulements coordonnés".

Contemporain du manifeste de Dada Berlin dont il est un des fondateurs, cette issue est alors dictée par la nécessité d'une radicalité destructive. Dans les années qui suivront, l'intérêt d'Haussmann pour le poème phonétique ne cessera de croître, il le développera conjointement avec Kurt Schwitters (1887-1948) qui s'inspirera d'ailleurs des antécédents d'Haussmann pour son Ursonate. Plus tard c'est dans la convergence entre sons et lumières que se développera l'"optophonie" et avec elle le désir de sentir physiquement le son. La typographie, la poésie, la diction, le tapuscrit, le manuscrit, le collage et la peinture sont autant de moyens que l'artiste va expérimenter toute sa vie pour "trouver des signaux primordiaux nouveaux". Des imprimés d'avant-gardes aux poèmes "optophonétiques" en passant par des toiles tardives, cette présentation est consacrée à ces recherches à travers un choix dans les archives et oeuvres du Fonds Raoul Hausmann.

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