Anthony McCall


4 juillet - 7 octobre 2007

 

En collaboration étroite avec l’artiste, le musée propose une première lecture rétrospective sur un travail établi sur la scène internationale ces cinq dernières années, mais élaboré depuis le début des années 1970 dans les brisées de l’art minimal, de l’art conceptuel et d’une réflexion sur la performance. Achevée une première fois en 1979, l’œuvre de McCall s’est prolongée en 2003 avec une série de nouvelles pièces, nourries par l’envie de l’artiste de reprendre son travail.

Outre la présentation de quatre « solid light films » (« films de lumière solides », films se développant en sculptures mobiles dans l’espace de la projection), l’exposition propose à travers une sélection de 70 dessins, études et documents inédits un regard complet sur les champs abordés par McCall depuis 1972. Elle permet d’aborder ses derniers travaux en les ancrant dans une dimension historique tout en amenant un regard contemporain sur la période pionnière de l’artiste.
Pièces sonores (White noise installation, 1972), performances (Smoke without fire, 1972) et interventions sur le paysage (Fire cycle, 1973) seront évoquées par des archives de l’artiste qui se déploieront sur un étage du musée, tandis qu’Anthony McCall réactivera pour la première fois Long film for ambient light (1975). L’installation, présentée pour à l’origine en 1975 à New York, vise à la transformation conceptuelle d’un simple espace en film, étalé dans le déroulement de l’exposition.
En tout trois salles sont consacrées aux dessins et photographies de l’artiste, tandis que la tour du musée servira pour la projection de Landscape for fire (1972). Le dernier étage du musée, impressionnante salle sous charpente du XVIIe siècle de cinquante mètre de long, sera embrumée pour permettre la présentation simultanée de quatre « solids light films ». Anthony McCall y articule Line describing a cone (1973), Turning under (2004), Doubling back (2003), You & I, horizontal (2005, coll. Frac Ile-de-France), soit quatre temps à découvrir en arpentant l’espace.

 

Anthony McCall, Line Describing a Cone, 1973. Musée d'art contemporain de la Haute-Vienne, château de Rochechouart. Photo : Freddy Le Saux